Bienvenue sur le site de Lève-toi et marche

L’association Lève Toi et Marche est une association de bienfaisance régie par la loi de 1901.  Son objet est de permettre à des hommes sortants de prison ou connaissant des situations de grande difficulté de prendre un nouveau départ dans un cadre de vie de climat fraternel en rupture avec leur passé.  Ils ont ainsi la possibilité de se réinsérer dans la société par le logement et la recherche d’un emploi.

Ainsi l’Histoire  de l’association est une histoire d’hommes respectés qui sont aidés à se relever, sa Mission est de leur redonner dignité, espoir et raison de vivre.

Association Lève-Toi et Marche
9 ter rue de Coignières
78310 Maurepas
Tel : 01 30 50 41 13
Courriel : ltem@reinsertion.org

25ème Anniversaire de l’association

La commémoration du 25ème anniversaire de Lève Toi et Marche s’est déroulée Dimanche 23 novembre 2014 dans la simplicité et la convivialité.

Une messe fut célébrée à Notre Dame de Maurepas, suivie d’un pot amical avec quelques paroissiens.

Un buffet nous attendait ensuite à LTEM.

La photo de groupe rassemble quelques anciens, dont Thierry de Sayve l’ancien président, des bénévoles et permanents ainsi que certains hébergés.

Un de nos résidents, Jacques Dubois, a réalisé une sculpture dans un bloc de granit; celle-ci représente deux mains ouvertes laissant la liberté à l’oiseau. Jacques est aussi poète et nous a lu une de ses compositions « Les mains et l’oiseau ».

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Les deux numéros de Souffle de Septembre et Décembre 2014 retracent l’histoire de l’association depuis les tous débuts rédigés par Sœur Marie Agnès :

 Les pauvres ont une place de choix dans le cœur de Dieu

Il y a 30 ans, Sœur Marie Agnès, franciscaine, s’est sentie appelée auprès des prisonniers en recevant cette parole « «Le lépreux, pour Toi, aujourd’hui, c’est le prisonnier».

Devenue visiteuse à la prison de Bois d’Arcy, Marie Agnès comprit lors de son premier face à face « qu’elle rencontrait Jésus-Christ crucifié, et son regard et son cœur étaient soudainement transformés ….». Elle s’est sentie appelée à découvrir le Christ en eux, à être à leur écoute, à accueillir la mystérieuse sagesse que Dieu veut nous communiquer à travers eux. Le Seigneur l’investissait pour rencontrer ses frères en prison. Ils étaient tous blessés par la vie, de façons différentes, uniques, dans leur souffrance, en quête d’attention, de chaleur humaine, d’écoute. Elle entrait dans un monde de misère, de violence. 

La prison, un monde qui désocialise, qui déshumanise des êtres déjà marqués par l’exclusion; des hommes en manque d’amour vrai et gratuit. Beaucoup n’ont pas connu l’amour d’un père, d’une mère ou d’une épouse. «J’avais beaucoup à écouter, dit-elle, et l’on reçoit tellement quand on écoute un homme qui souffre … jamais je ne pouvais imaginer, cela avant de les rencontrer en prison ». Elle comprenait maintenant ce que voulait dire: «les pauvres nous évangélisent».

Quand ils se sentaient progressivement en confiance, ils s’ouvraient en vérité et reconnaissaient leur faute, comme des enfants. Sœur Marie-Agnès a rencontré Serge toutes les semaines pendant 2 ans, il avait alors 33 ans : un être blessé, marqué par la délinquance, avec la violence et la haine au cœur; après avoir séjourné 10 ans en prison.

Né d’une famille de cinq enfants, le père les avait quittés et avait laissé place à la misère. Dès l’âge de huit ans il avait commencé à se« débrouiller » pour trouver ce qu’il n’avait pas à la maison: petits vols dans les magasins puis, avec les copains, sa délinquance s’est accentuée, vol d’argent et premier séjour en prison à l’âge de 14 ans. Sa mère était dépassée et l’a placé à la DASS ; d’où sa révolte, jusqu’à la haine qui traduisait ainsi sa souffrance.

Après 10 années de prison, qu’il appelait « sa mère » pour l’avoir « éduqué », Serge est de nouveau incarcéré pour un vol avec braquage à main armée.

Un jour, il se rend à l’aumônerie, pour passer le temps… Il est tout d’abord surpris par le climat de paix qui y règne. Sur les murs, des images de Jésus, des Paroles d’Evangile … Soudain des souvenirs d’enfance lui reviennent à l’esprit, quand, tout jeune il était enfant de chœur. Touché par cet homme courageux, l’aumônier, qui osait parler ainsi aux « durs », Serge décide de le revoir et, quelque chose se passe en lui. En ce jour, l’écoute du psaume 50, «Lave-moi Seigneur mon Dieu, purifie moi de mon péché » le fait fondre en larmes comme un enfant, lui le caïd qui réalise alors que toute sa vie n’a été que péché. Le Père Aubry, Aumônier de la prison lui explique seul à seul que l’Esprit de Jésus est venu le toucher.

Serge avait soif d’apprendre, de connaître la Vérité, lui qui ne vivait que de mensonges dans ce monde de délinquance. Il demanda alors à voir une visiteuse, une religieuse disait-il. C’est ainsi que sœur Marie-Agnès l’a rencontré pendant 2 ans. C’était un homme abîmé par la vie, impressionnant, mais ouvert. C’était aussi un être de désir, plein de fougue et d’énergie, l’esprit vif, un « dur» ; mais, au cœur de sa dérive, il était en quête de vérité et avait soif. Serge avait besoin de Dieu qui conduit à la vraie Vie.

Le Seigneur l’attendait là, en ce lieu…. Serge était comme foudroyé par la tendresse du Père qui faisait de lui un enfant qui s’émerveillait. Les temps de partage avec Marie-Agnès se faisaient à sa demande autour de la Bible; il savourait la Parole et la méditait pour découvrir la Vérité. Dieu est Vérité et c’était là désormais son chemin, et le but de sa vie. Il découvrait l’Amour du Seigneur pour lui.

Serge s’exprimait de plus en plus librement et paisiblement, son visage se transformait, une véritable métamorphose. Malgré sa condition de prisonnier, il se sentait de plus en plus libre et avait demandé à ses codétenus de faire une heure de silence chaque matin pour qu’il puisse prier. Il s’agenouillait et priait dans sa cellule.

C’est à partir de cette proximité réelle et aimante que Sœur Marie Agnès accompagne Serge sur son chemin de libération. Elle a su le valoriser avec sa manière d’être, sa culture, sa façon de vivre la foi. Lors de son jugement, elle est allée témoigner à la barre et a expliqué tous les changements opérés dans la vie de Serge. Alors le juge a donné la dernière sentence « Dans un mois vous êtes libre ! ». Signe de Dieu, par excellence !.

Pour Serge commence une véritable retraite spirituelle. Il avait besoin d’un temps de réflexion, en silence, pour creuser et approfondir ce que le Seigneur voulait de lui.

Avant sa conversion, Serge en voulait à la société entière, maintenant il réalisait que s’il voulait que la société change, c’était d’abord à lui de changer … Il a aussitôt cherché du travail, avec persévérance. Il rencontrait aussi d’anciennes connaissances de sa vie passée: «Viens avec nous, disaient-ils, tu perds ton temps à chercher du boulot, viens faire un « coup» avec nous tu gagneras plus» « Non, je vous respecte, mais, moi, j’ai changé de vie, je suis converti, je crois en Dieu! » Et on se moquait de lui !

Serge a trouvé du travail, comme électricien, car il avait obtenu un CAP en prison, mais il était toujours sans logement.

Sœur Marie-Agnès et les sœurs de sa communauté se laissèrent interpeler et Serge fut accueilli dans la communauté religieuse, à Guyancourt.

Marie-Agnès continuait à être visiteuse, mais elle se rendait compte que, parmi ceux qu’elle rencontrait à la prison, un certain nombre y revenaient, repris par les tentations extérieures, sans point de chute, exclus par la société; c’était le circuit infernal. Cette situation la blessait énormément.

Un jour, Serge découvre que Marie-Agnès souhaite aider ceux qui sortent de prison. Cependant, humainement, elle voit la chose impossible. Alors, Serge, plein de feu intérieur pour mener à bien ce projet, voudrait donner à son tour à « ses frères de misère », lui qui avait tant reçu.

L’aventure dont ils ne connaissaient pas l’issue, allait commencer par des témoignages dans des rassemblements, des assemblées chrétiennes, dans différents coins de France. Serge, avec son look, son franc-parler, sa foi, touchait beaucoup de gens, qui sentaient bien que quelque chose de plus grand qu’eux les animaient. Mais, eux, ne savaient toujours pas comment concrètement le projet se réaliserait: ils avaient si peu d’argent, et pas de lieu pour accueillir.

C’est alors qu’un couple de retraités, Jacques et Geneviève, ayant au cœur un même désir d’aider les sortants de prison, leur ont acheté une maison!… quelle merveille. Le Seigneur les précédait en tout.

Dans la prière, le nom de cette Maison d’accueil s’est imposé à Marie Agnès, «Lève-toi et marche», en référence à la Parole de Jésus qui guérit le paralytique, soutenu par 4 porteurs : Sœurs Jacqueline et Marie Fidèle venaient rejoindre l’équipe des fondateurs.

Tous les quatre ont fondé une Association Loi 1901 et avec des amis sensibles à la cause, ont constitué un Conseil d’administration. Des donateurs se sont manifestés pour leur venir en aide…. et, le 18 septembre 1989, la petite communauté arrivait à Maurepas dans cette maison que le Seigneur leur offrait par l’intermédiaire de Jacques et de Geneviève.

Ensemble, avec le dynamisme de Serge et le courage des sœurs, ils se sont mis à l’ouvrage pour rendre cette Maison plus fonctionnelle : création de cloisons, plâtres, plomberie, électricité, sanitaires, carrelage, peintures, revêtement de sol, tapisserie, etc … Serge, qui avait passé presque toute sa vie sans travailler, mettait les bouchées doubles et les sœurs apprenaient sur le tas. Ils ont aussi aménagé un oratoire au sous-sol, qui est devenu le centre de la Maison. Tous les trois ont passé plusieurs mois dans le travail et l’apprivoisement mutuel dans la vie fraternelle, sachant que Serge avait vécu une douzaine d’années en prison. Quelle aventure, pour les sœurs et pour Serge ! Quelle exigence, mais quelle richesse ! Des pages d’Evangile se vivaient. Se retrouver devant le Seigneur chaque jour renouvelait leur force et leur dynamisme.

Cependant les ressources financières s’épuisaient. Leur foi était mise à l’épreuve, néanmoins le risque ne faisait pas peur à Serge, il en avait vécu d’autres dans sa vie passée.

Monseigneur Thomas, évêque de Versailles à l’époque, accepte de leur prêter de l’argent afin de bâtir une extension comportant 8 chambres d’accueil, chacune pourvue de sanitaire. Le gros œuvre a été fait par un entrepreneur, mais par économie, Serge, aidé des sœurs, a aménagé tout le reste. Il aimait le travail bien fait, y mettait tout son cœur en ne ménageant pas sa peine.

Pendant les week-ends, invités à témoigner, ils sensibilisaient de nombreuses personnes. Les donateurs se multipliaient. Que d’actions de grâces n’ont-ils pas rendues au Seigneur ! Lui qui les précédait en tout.

Après une année, avec au cœur le même objectif, la Maison « Lève-toi et marche» devint accueillante pour les premiers frères sortant de prison ainsi que des «hommes SDF ». Avec l’arrivée d’une autre sœur, elle avait désormais ses quatre piliers.

Monsieur le Maire de Maurepas, dès le début, s’est montré très accueillant à ce projet qu’il a même encouragé, la venue de sortants de prison ne rassurant  pas forcément le voisinage qui se montrait méfiant. La paroisse, elle,  étant favorable, la communauté se sentait soutenue en multiples occasions par des gestes fraternels.

Quelle joie, quand les premiers frères ont été accueillis, dans ce cadre agréable avec un climat familial d’écoute, de respect et d’amour gratuit, partageant tous ensemble le repas du soir.

Dès le commencement un règlement a été mis en place avec un encadrement solide, car non seulement la maison offrait un accueil, mais aussi un  soutien pour une  réinsertion sociale. Ces hommes abîmés par la vie, désocialisés, mal dans leur peau, devaient être motivés et avoir le désir de se relever pour être admis à « Lève-toi et marche ». Un discernement sérieux était fait. Serge, qui venait de ce monde de délinquance, connaissait bien leurs états d’esprit.

Les frères accueillis étaient encouragés dans leurs démarches, tant au niveau de l’endettement, de la remise à jour de leurs papiers que de leur suivi médical. N’ayant plus la notion d’un horaire,  le lever du matin était pénible, tant leur vie était déstructurée. Il fallait aussi être vigilants sur l’hygiène, réapprendre à vivre en société, dans le respect des autres compagnons.

L’Association a travaillé en partenariat depuis l’origine avec les services sociaux, les Comités de probation du Palais de justice, les Services en milieu fermé, les éducateurs de rue, les Missions locales et les Associations caritatives.

Dans ce lieu où chacun était écouté, encouragé, les frères reprenaient progressivement confiance en eux-mêmes. Ils avaient besoin de couper avec leur vie passée, faite d’échecs, de désespérance et d’humiliation. Accueillis comme ils sont, où ils en sont, c’est un travail intérieur de reconstruction qui se fait progressivement; c’est alors qu’ils sont vraiment motivés pour une recherche de travail. Cette démarche est une première victoire sur eux-mêmes. Bien souvent, c’est à ce stade qu’ils osent renouer avec leur famille qui les avait lâchés.

Il arrive aussi, malheureusement, que certains, trop «cassés» et non motivés, vivent un nouvel échec ; cela fait mal de les voir ainsi quitter la Maison d’accueil. Parfois aussi, des mois plus tard, ils décident de frapper à nouveau à la porte ; plus motivés, ils ont compris que leur chance est là, alors ils s’accrochent et le résultat est au bout du chemin. C’est une grande joie pour la communauté.

Un jour, David, un jeune de 25 ans, rencontre Serge et, à la fin de leur partage, lui dit: «Tu sais Serge, s’il n’y avait que toi à « Lève-toi et marche », ça n’irait pas; s’il n’y avait que les sœurs, ça n’irait pas non plus, mais, ensemble vous faites un bon mariage ».

C’est vrai qu’ils étaient vraiment complémentaires, ils s’aimaient bien et, les frères accueillis le sentaient. Il fallait être vrai, Serge n’aimait pas qu’on lui raconte des histoires ; cela ne passait pas, mais finalement, ils comprenaient que c’était pour leur bien. Les sœurs étaient pour eux un peu comme des mamans, qu’ils respectaient beaucoup, même les plus « durs ».

Sont aussi venus à la Maison d’accueil des hommes plein de violence et d’agressivité qui perturbaient tout le groupe. Serge était là, heureusement!  Mais, que de moments d’angoisse. La communauté reprenait toujours force et sérénité près du Seigneur. Toutes les semaines, elle portait dans la prière, avec le groupe qui se réunissait dans l’oratoire, chacun des frères accueillis; c’était un moment très fort de fraternité. Dans cet oratoire des merveilles se vivaient: des guérisons spirituelles et aussi la guérison des corps. « L’Esprit dans les chants et les demandes nous unissait et agissait dans des guérisons intérieures. Même une guérison physique miraculeuse eut lieu : Sœur Jacqueline, atteinte d’un cancer fut soudainement guérie le jour de Pâques ; prières et jeûne de Sœur Marie Agnès et de Serge avaient été entendus » se souvient Jean Henri.

« Au début,  il y avait beaucoup de travail pour Serge et les Sœurs. En plus des résidents pour lesquels ils apportaient leur compassion, leur aide et leur soutien, ils devaient faire face aux courses au Supermarché,  à la cuisine, l’entretien de la maison et sa restauration. Eh bien, malgré ces journées bien chargées  c’est la messe quotidienne et la prière qui avaient la première place ; ils ont souvent témoigné et rendu grâce pendant la prière du mardi soir de l’action merveilleuse de la Providence dans leur vie quotidienne. »  se souvient François Haerdle.

Au cours des 6 premières années, 150 personnes environ ont été accueillies ; plus de 700 aujourd’hui. La durée des séjours est variable, selon le cheminement de chacun, mais en général, de 6 à 18 mois.

Ces années d’expérience permettent aux fondateurs de se rendre compte que les personnes accueillies ont besoin d’acquérir plus d’autonomie, pour une plus grande prise en charge d’eux-mêmes ; c’est alors que germe dans l’esprit de Serge la nécessité  d’agrandir la structure, afin d’offrir à ceux  qui ont réalisé un bon parcours et qui ont obtenu un emploi, la possibilité de devenir plus autonomes.

Mais les finances ne pouvaient faire face à cette nouvelle entreprise. Ils avaient l’impression de marcher sur les eaux, tant leur foi était mise à l’épreuve; mais Serge ne doutait de rien ! Tout d’abord, c’est l’achat d’un terrain, situé à 5 kms de Maurepas; en vue de construire 10 studios et un logement de gardien. L’aventure, l’audace, le risque continuaient. Un nouveau tournant s’opère, un nouvel acte de foi et de confiance. Ils comptent sur les donateurs, extraordinaires de générosité, dont notamment la Congrégation des Sœurs mais, bien sûr, cela ne suffit pas ; il faut faire un emprunt important. C’est un véritable vertige. Ils ont passé des nuits blanches, mais ancrées dans la confiance au Dieu de l’Impossible…. qui veillait… car humainement c’était une entreprise folle. C’était l’œuvre de Dieu, à n’en pas douter.

Après la pause de la première pierre par Monseigneur Thomas et Thierry de Sayve, président d’alors, Serge mène les travaux avec une énergie farouche et tenace, malgré bien des difficultés. Après plus d’une année, une belle construction lumineuse et entourée de verdure, appelée « Relais Lève Toi et Marche » voit le jour et permet aux résidents qui ont fait un bon parcours à Maurepas, de devenir locataires, de pouvoir accueillir une compagne et ainsi gérer, dans l’autonomie, leur subsistance: chacun, si nécessaire, est accompagné de loin par l’association. Beaucoup vivent une métamorphose et après un an ou deux retrouvent un appartement en location, certains reconstruisent une famille et volent de leurs propres ailes. Le but est atteint.

En 2000, les sœurs doivent quitter l’association, appelées à une autre mission par leur Congrégation. Nouvelle épreuve de foi. En apprenant la nouvelle, Serge ne comprend pas et il en souffre terriblement ; lui qui s’était investi totalement, avec tout son être, ne concevait pas que les sœurs puissent partir. Il ne se sentait pas la force de continuer sans elles. Que faire ? Dans la prière ils ont cette certitude que l’œuvre doit continuer, mais comment ?

Les sœurs ont eu un délai d’un an pour préparer leur départ, c’était douloureux, mais en même temps très fort, car il fallait tenir dans la confiance et aussi, la communiquer ; une fois de plus, le Seigneur pourvoirait, selon les besoins du moment.

Ils ont trouvé dans la Paroisse des personnes interpelées et sensibles à cette mission qui ont accepté de donner un peu de leur temps et de leur compétence, pour venir régulièrement accompagner les résidents, Gérard Christol, Jean Henry, Jean Thiébault. Puis, des bénévoles, Anne Picard, Françoise Haerdle, ont pris progressivement en charge la responsabilité de la partie intendance mais ils ne trouvaient pas des personnes permanentes qui s’engageraient à rester sur place.  Les fondateurs lancent alors des appels dans le diocèse, puis dans les diocèses de France: pas de réponse.

C’est alors une longue période d’attente dans la confiance, envers et contre tout. le Seigneur ne pouvait pas les abandonner. Mais ils ne restent pas inactifs et mobilisent amis et connaissances afin de former une équipe qui assurera un relais d’accompagnement et de permanence nuits, week ends et périodes scolaires. Avec beaucoup de cœur et de dynamisme une équipe plus importante se met en place tous conquis à la cause : Ghislaine Lancelle, Xavier Guenez, Philippe Charbonnier, Jean Paul Colin, Claire Ponsart, Yves Bégassat.

Octobre 2001: le temps est venu, les sœurs doivent partir, sans réponse à leurs appels pour la venue de permanents qui les remplaceraient. Serge, qui avait une compagne, quitte la Maison, non sans souffrance et devient courageusement artisan indépendant. Il demeure fidèle au Seigneur, malgré la vie rude et laborieuse qu’il doit mener.

Les sœurs quittent la Maison d’accueil, abandonnant tout au Seigneur. Un mois plus tard, Il répond : un couple se présente, enthousiasmé par cette mission, très motivé, mais disponible seulement 9 mois plus tard. L’équipe de bénévoles prend la relève, nuit et jour, jusqu’à l’arrivée de Daniel et Geneviève Rodriguez en 2002. Ils s’engagent pour un contrat de 3 ans; tout donnés à cette mission, sans mesurer leur peine et leur temps, pour aider à se  « lever et marcher ».

Pour qu’une association fonctionne, il faut aussi des membres qui constituent l’Assemblée Générale, un bureau dont un trésorier responsable des comptes et un Président qui endosse la responsabilité civile de l’Association. Depuis le début des années 90, Michel Ardourel accepte la charge de trésorier, Solange Carré, celle de Vice-Présidente et Thierry de Sayve celle de Président ; Marie Thérèse Renard officie en tant que secrétaire bénévole.

En 2005, Serge, épuisé physiquement, après beaucoup de labeur, sans jamais compter sa peine et sa fatigue, nous quitte brutalement d’une rupture d’anévrisme, pour rejoindre la Maison du Père. C’était le 1er octobre, en la fête de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, qu’il aimait tant !  Il l’appelait « sa petite sœur » et passait souvent des moments de repos avec elle, en écoutant ses poèmes. Il vivait avec la Petite Thérèse une connivence, retrouvant son âme d’enfant. Nous quittant, Serge a retrouvé son Père, dont il avait découvert toute la Tendresse et la Miséricorde. L’Association lui doit beaucoup. Il disait, « Lève-toi et marche » est comme mon enfant ». Merci Serge, nous ne t’oublierons pas et nous croyons que tu continues à veiller sur ce que le Seigneur t’a permis de faire naître pour la vie de tes frères.

Depuis cette période d’autres bénévoles nous ont rejoints ou ont remplacé celles et ceux partis vers d’autres horizons: Philippe Gruson a pris le relais de la Présidence, Alain Andrieux, Yann Baggio, Michel Barnérias, André Bouzy, Etienne de la Bigne, Alain Demanche, Patrick de Martimprey, Patrick Le Gavrian,  Marie Annick Guillemin, Catherine Huvé, Gabriel Meyrand, Charles Orsel, Antoine Phan, Robert Rolland, Dominique Sommier, Michel Suchet,  Pierre Lévené.

L’équipe actuelle de permanents attachés à l’esprit de «Lève-toi et marche » est constituée  de quatre animateurs : Hervé Guillemin, Joaquin Munoz, Yves Mathon, Patrick-Yves Chiffoleau, et d’une responsable administrative Catherine David.  Michèle Colombani, psychologue apporte son soutien à l’ensemble de la maison. D’autres, avant eux ont assurés ces fonctions : Marie Pierre Baudez, Daniel Barzic, Martine Bellière, Sœur Marie Claire, Patrick Combeau.

L’aventure de « Lève-toi et marche » se poursuit en 2007 par  l’achat d’un terrain qui aura permis la construction de 6 places d’accueil supplémentaires à Maurepas, financées grâce aux subventions de la DDCS, de la Région, d’un emprunt à la CDC et de dons alloués par des fondations d’entreprises et privées.

Ce style de Maison d’accueil répond vraiment, et plus que jamais, à un besoin énorme. Elle reste Maison familiale, où chaque personne accueillie est connue, aimée comme elle est, où elle en est, pour l’aider à se prendre en main et se relever. 

Ensemble nous sommes appelés à vivre aux côtés des exclus bien plus qu’une œuvre sociale.

 « Lève-toi et marche»  nous aura appris à nous abandonner, à reconnaître nos vulnérabilités, à faire fructifier nos talents et nos dons au service des autres sans trop compter sur nos possibilités mais sur la puissance de la grâce.

 

« Lève-toi et marche»  aspire à poursuivre sa route encore longtemps dans l’esprit des fondateurs.

Toute notre gratitude à tous nos donateurs qui nous ont soutenus financièrement depuis ces 25 dernières années et sans lesquels notre association n’existerait pas.

Concert du 1er février 2014

Ce 1er février l’hiver était encore présent, avec du vent qui abaissait notablement la température. Beaucoup d’entre vous n’ont pu venir y assister mais ceux qui étaient présents n’ont pas regretté leur déplacement. L’église de Sainte Marie des Batignolles est toujours aussi belle et son revêtement en bois lui donne une excellente acoustique.

Le chœur du comité d’entreprise de la Banque Populaire et des Caisses d’Epargne avait très gentiment accepté de donner ce concert.

Leur répertoire a été très varié, comprenant beaucoup d’œuvres religieuses de Mozart avec l’Ave Verum, Bach et l’Incarnatus est, des gloria de Dvorak ou de Vivaldi. mais aussi des gospels comme ‘Now let us sing’ des chants orthodoxes Tiebe Poem ou un chant corse.

Bref un joli concert, qui même s’il n’a pas atteint toutes nos espérances en terme de fréquentation nous aura laissé des très bons souvenirs.

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Actualités 2012

Le Samedi 13 Octobre et le Dimanche 14 Octobre 2012 à 15h au Théâtre du Lycée Notre Dame de Granchamp de Versailles (22 rue Henri de Régnier), concert au profit de l’Ordre de Malte France et de l’association Lève Toi et Marche.

Cliquez sur les vignettes pour agrandir

Actualités 2011

 

Le Jeudi 8 Décembre 2011, inauguration de la maison Saint François par Marie Anne Montchamp, secrétaire d’État auprès de la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale.

Discours  du président de « Lève Toi et Marche » Yves Bégassat.

Madame la Ministre,

Monsieur le Sous Préfet,

Madame la Sénateur

Monsieur le Maire de Maurepas

Monsieur le Député maire d’Elancourt

Messieurs les Vicaires épiscopaux,

Mesdames, Messieurs,

Chers Amis,

 

En tant que Président de l’association « Lève-Toi et Marche », et au nom de tous ses membres, des permanents et bénévoles, je souhaiterais, vous  témoigner Madame, et à vous Monsieur le S/s Préfet, notre profonde gratitude d’être venus jusqu’à nous, sur le terrain, inaugurer notre nouvelle construction et vous remercier tous chaleureusement, pour votre présence parmi nous.

Notre association « Lève-Toi et Marche », est un centre d’hébergement temporaire, d’accueil et de réinsertion, fondé ici, par 3 sœurs franciscaines et par Serge, ancien détenu, ayant passé 12 ans en prison, à Bois d’Arcy, après 3 récidives pour vol à main armée.

Serge est décédé il y a 5 ans, mais 2 des fondatrices, Sœur Marie Agnès Bossaert et Sœur Jacqueline Baudry sont ici présentes.

Je souhaiterais les remercier, en votre nom à tous, pour avoir initié cette belle et difficile aventure, en 1989.

Chères Sœurs, ce premier pavillon vous était alors offert et vous alliez construire avec pelles et truelles, les 8 premiers studios au profit des sortants de prison.

Vous avez porté dans la foi, la prière et les épreuves, cette association durant 12 années et accueilli des personnes, en provenance de la prison et de la rue.

Il y a une dizaine d’années votre congrégation vous appelait à d’autres fonctions  et vous alliez devoir laisser votre place à 4 laïcs permanents, entourés d’une vingtaine de bénévoles qui perpétuent l’œuvre engagée.

Aujourd’hui, une nouvelle étape vient encore d’être franchie puisque votre présence, Sœur Marie Agnès,  au sein de notre Conseil d’Administration prend fin, en raison de votre départ dans le Pas de Calais pour d’autres responsabilités. 

Merci chères Sœurs d’avoir osé ce défi qu’il nous appartient désormais de développer en vue de la réinsertion professionnelle et sociale d’hommes confrontés à différentes situations de précarité.

Pour que votre souvenir soit à tout jamais gravé dans la pierre, notre Conseil d’Administration a décidé  de nommer cette nouvelle construction « Maison St François »,  en souvenir de votre Congrégation franciscaine. Ainsi, ces deux nouveaux pavillons porteront le nom des fondateurs.

Je souhaiterais par ailleurs profiter de notre réunion pour rendre un  hommage appuyé et particulier à Monsieur Mougeot, maire de Maurepas, et à travers lui à ses collaborateurs représentés ici par Madame Schwartzmann, pour son appui et son soutien indéfectible à nos côtés depuis 22 ans.

Monsieur Mougeot et Monsieur Fourgous, député maire d’Elancourt, ont eu à répondre aux pétitions qui leur étaient adressées tant à Maurepas qu’à Elancourt et, sans leur volonté de soutenir notre démarche, « Lève Toi et Marche » n’aurait pu être créée en ces lieux.

Madame, Messieurs,  de tout cœur, un grand merci

Au cours de ses 22 années nous avons pu toucher à maintes reprises la fragilité de notre petite association, fragilité humaine en termes de ressources, de disponibilités bénévoles, de compétences, et fragilité financière dépendant chaque année, des subventions, des aides et des dons qui nous sont alloués.

Pour assurer une meilleure assise à notre association, nous avons souhaité nous appuyer sur un grand organisme  caritatif  qui a affirmé sa vocation depuis très longtemps en faveur des plus démunis et des malades.

Il s’agit de l’Ordre de Malte et je voudrais saluer ses représentants qui nous ont fait le plaisir et l’honneur de se joindre à nous  autour de leur président : Monsieur de Beaumont- Beynac,  de leur Directeur Général, Monsieur Jacques de Poix et de leur délégué des Yvelines, Monsieur Hubert du Loisy.

Nous sommes convenus d’une période de connaissances mutuelles et, Monsieur Yann Baggio, secrétaire général et représentant de l’Ordre Malte France,  et Monsieur Patrick Le Gavrian, représentant des Yvelines viennent d’entrer dans notre Conseil d’Administration.  Je les salue et c’est avec joie que nous les accueillons pour que s’inscrivent conjointement nos actions dans le domaine de la solidarité et de la lutte contre la précarité.

Depuis sa création, il y a 22 ans, notre association a accueilli plus de 600 résidents âgés de 20 à 60 ans, en leur proposant un toit, un couvert et en les aidant à renouer avec l’emploi.

 

Remettre dans la citoyenneté, ces personnes qui, momentanément en ont été privées par le poids des contraintes imposées par la vie est bien entendu source d’épreuves et de difficultés pour tous, je ne vous le cache pas, mais au bout de ces 22 années, nous pouvons dire aussi que cette rencontre quotidienne avec l’exclusion est porteuse d’espérance, grâce aux résultats de nos actions et la conviction qu’il est possible de rétablir du lien social, indispensable à notre société toute entière.

 

Telle fut l’histoire de Serge qui, à sa sortie de prison, ne réussissait pas à renouer avec l’emploi et qui, inexorablement, retombait dans ses méfaits et repartait en prison avec une peine aggravée. Cette relation avec les Sœurs et tout particulièrement avec Marie Agnès, sa visiteuse de prison, a généré cet inattendu, avec la grâce de Dieu : Serge, le violent est devenu un autre homme, fondateur du projet que vous connaissez.

 

Je pense aussi à ce jeune d’une trentaine d’années qui venait d’avoir un accident vasculaire cérébral, lorsque, prévenus par le Samu Social, nous l’avons accueilli. Avec le temps, 3 longues années, il a pu progressivement surmonter son handicap, retrouver un emploi en CDI et trouver ces temps derniers un logement.

 

En fin de séjour dans nos locaux, les personnes accueillies nous quittent avec, pour les 2/3 d’entre elles, une solution de logement, d’emploi ou d’insertion dans une structure spécialisée.

Le caractère familial de notre petite association constitue une richesse en termes de relation et de connaissance de la personne dans son humanité et son identité. Les échanges avec les permanents et les accompagnateurs bénévoles, aident les personnes au quotidien, à se reconstruire progressivement.

Toutefois, nous observons que les souffrances psychiques et psychiatriques se sont développées de manière importante ces dernières années. Cela signifie pour nous, de requérir à des compétences spécifiques que nous n’avons pas et ne pouvons nous payer, et d’avoir en même temps un bon équilibre humain pour faire face à des comportements violents ou dépressifs de plus en plus fréquents.

Nous constatons aussi que les personnes, de plus en plus dans une attitude d’ayants droit sans aucune contrepartie, essayent de profiter du système plutôt que de se mettre en route, d’autant que la loi qui prévoit un droit au logement opposable ne nous y aide pas, quand il s’agit de sanctionner, et d’exclure en dernier recours, une personne qui refuse tout règlement. Les  difficultés  rencontrées en matière de logement social et  d’hébergement  d’urgence ,  portent gravement atteinte  au bon fonctionnement de notre dispositif de réinsertion    dont le logement , à titre  provisoire , n’est qu’un élément. La  disponibilité   des chambres  pour des périodes  de courte durée  est  la règle  que les  services  sociaux  de l’Etat ou des collectivités publiques  doivent  accepter comme  elle s’impose  à nous. Et cette règle  doit s’imposer aussi, aux résidents et aux personnes hébergées. Devant cette difficulté quelles sanctions pouvons-nous appliquer en dernier recours face à une personne qui ne veut en faire qu’à sa tête, sans encourir un procès! Nous sommes par exemple assignés, en janvier prochain, au Tribunal de Versailles par un garçon violent, 35 ans, plein de vitalité, soi disant réfugié politique avec permis de séjour, qui a été logé et nourri par nos soins plus de 5 mois durant, l’an passé, pour 1 euro par jour, et qui sollicite à notre encontre la somme de 5000 euros de dommages et intérêts pour lui avoir demandé de partir, alors qu’il ne respectait plus le règlement sur lequel il s’était lui-même engagé à son entrée. Ce garçon, détenteur tout de même d’une voiture, bénéficiant, on ne sait comment, des aides de la CAF, a été récemment condamné à 6 mois de prison avec obligation de soins, pour tentative de viol. On peut comprendre que ce « réfugié politique » soit persona non grata en Biélorussie !

Madame la Ministre, voilà quelques réalités de terrain auxquelles nous sommes confrontés et dont certains problèmes pourraient trouver solution à votre niveau.

 

Redonner une dignité à celui qui l’a perdue, lui permettre de se sentir porteur d’un projet de société, est un des défis de notre association, mais aussi de notre société toute entière, défi que nous ne pouvons relever qu’à travers un engagement à la fois collectif et solidaire.

 

Sur le plan financier, notre association inscrit son action dans un cadre soutenu par les Pouvoirs Publics, les collectivités locales et territoriales,  les fondations d’entreprises et privées pour financer ces investissements. A travers  cet engagement financier collectif, nous avons pu acquérir ce nouveau terrain sur lequel était construit un premier pavillon à réhabiliter et nous avons pu en faire construire un second, grâce au travail de nos deux amis architectes Yves et André Le Dû ici présents et au travail de notre entrepreneur qui a souhaité nous offrir le cocktail qui nous attend.

Ainsi notre capacité d’accueil à Maurepas s’est accrue et est passée de 8 à 14 places.

L’Etat nous a alloué ¼ des fonds, la Région Ile de France ¼, la Caisse des Dépôts et Consignations nous a prêté le 3ème quart grâce au cautionnement de la Mairie de Maurepas et enfin les fondations ont abondé pour le ¼ restant, soit les 150 000 euros.

J’en profite pour saluer et remercier chaleureusement les représentants des Fondations ici présents et ceux qui n’ont pas pu venir, sans lesquels nous n’aurions pu consolider cette levée de fonds.

Je souhaiterais aussi remercier tous nos interlocuteurs de l’Administration, pour leur soutien, leurs compétences, leurs conseils et leur capacité à savoir nager  à travers les arcanes administratives. Il nous aura fallu 24 mois, avec le concours efficace de la sous Préfecture des Yvelines, de la DDTE, de la SCET, filiale de la Caisse des Dépôts, du Conseil Régional et de la CDC, pour surmonter les obstacles et nous fondre dans tous les décrets et procédures! Mais nous y sommes arrivés.

 

Sur le plan des charges de fonctionnement, notre association ne serait pas viable, sans le soutien financier de la DDCS, représentée par Madame Carasso Roitman, sa Directrice, et madame Belgrand, et sans le soutien du Conseil Général représenté par son Vice Président, Monsieur Pierre Fond et sa Directrice des Territoires, Madame Grenier.

Je tiens à vous témoigner notre reconnaissance et vous dire combien nous apprécions la disponibilité et  la qualité des rapports que nous entretenons avec vos collaborateurs respectifs.

Ce partenariat d’acteurs solidaires c’est aussi nos 320 donateurs qui rendent pérenne le développement de notre association depuis 22 ans. Sans eux nous ne pourrions exister car leurs dons représentent annuellement le quart de nos charges de fonctionnement.

Un projet de loi qui tendrait à supprimer la niche fiscale concernant le don aux associations, nous conduirait inexorablement à mettre la clef sous la porte.

 

Enfin « Lève Toi et Marche » est le travail et l’engagement des 4 salariés et d’une vingtaine de bénévoles qui assurent 24 H /24 et 7 jours/ 7, permanence, repas, gestion et suivi des résidents dans notre association.

 

Je souhaiterais remercier particulièrement une personne qui s’est fortement impliquée et qui représente l’engagement des bénévoles et des salariés sans lesquels notre association n’existerait pas :

-        Anne Picard qui, après 20 ans de bénévolat très actif, nous quitte pour déménager dans l’Eure.

Anne est une femme de cœur, femme de foi et d’enthousiasme, qui n’a pas compté son temps, ni sa fatigue et s’est investie des journées entières pour améliorer le quotidien des résidents et celui de notre petite communauté. Un grand merci à Anne  et à travers elle, à tous les bénévoles et salariés ici rassemblés.

 

En conclusion, et au nom de tous les membres de notre association, je souhaiterais tous vous remercier chaleureusement, de votre implication à nos côtés, de vos engagements respectifs, de vos soutiens financiers ou autres qui nous encouragent à persévérer dans notre mission.

 

Soyons bien conscients, et si nous sommes rassemblés ici c’est que nous le sommes, qu’il y a interdépendance entre l’essor de la personne, de toutes les personnes, et le développement de notre société tout entière.

 

Il en va de notre engagement collectif de faire reculer l’exclusion, de lutter contre la précarité et d’être artisans de notre avenir. C’est la raison d’être de « Lève Toi et Marche »

Actualités  2011

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